Hokuto no Ken 6 : Gekitō Denshōken – Haō heno Michi (1992)
Fiche d’identité
Développeur : Shouei System
Éditeur : Toei Animation
Année de sortie : 20 novembre 1992 (Super Famicom, Japon)
Plateformes : Super Famicom (Japon uniquement)
Genre : jeu de combat 2D (1 contre 1)

Présentation générale
Hokuto no Ken 6: Gekitō Denshōken – Haō heno Michi est une adaptation Ken le Survivant (Hokuto no Ken) sur Super Famicom qui prend, pour cette “sixième” itération, la forme d’un fighting game 2D plutôt que d’un RPG ou d’un jeu d’action.
Le jeu arrive en 1992, dans un moment où Street Fighter II redéfinit les standards d’arcade et de console : la comparaison est régulièrement évoquée dans les retours d’époque et les synthèses ultérieures, y compris pour souligner les limites de réalisation face au mastodonte Capcom.
Contexte & développement
Le titre est développé par Shouei System et édité par Toei Animation, ce qui le place dans une logique d’adaptation “licence anime/manga” typique du début des années 1990 sur Super Famicom.
Plusieurs bases présentent l’épisode 6 comme un changement de genre au sein de la série de jeux Hokuto no Ken sur Famicom/Super Famicom, en revenant à une formule plus directement “versus” (1v1, rounds, sélection de personnage) après des épisodes orientés RPG.
Gameplay
Le jeu est un combat en 1 contre 1 : l’objectif est de gagner l’échange en gérant distance et timings, puis de convertir une ouverture en séquence (punition, enchaînement, mise au sol).
Un élément mis en avant dans plusieurs descriptions est l’usage d’une jauge d’énergie : chaque personnage peut “charger” (concentrer) pour remplir un compteur menant à une attaque spéciale, ce qui structure le rythme entre phases de neutral (placement/observation) et moments de dépense.
Sur le plan de la sensation, c’est un jeu souvent documenté comme proche des codes de l’époque (lecture simple, coups spéciaux, affrontements rapides), avec une réception globalement mitigée qui le renvoie fréquemment à la comparaison directe avec Street Fighter II.

Roster
En mode solo, 8 personnages sont jouables, issus des arcs tardifs et iconiques de la série :
- Kenshiro
- Heart
- Rei
- Souther
- Raoh
- Falco
- Kuro-Yasha
- Kaioh
Le casting assemble ainsi figures “Nanto” (Rei, Souther) et antagonistes majeurs (Raoh, Kaioh), ce qui donne au roster une coloration très “best-of” malgré le format resserré.
Modes de jeu
Les descriptions disponibles mentionnent :
- un mode solo (parcours)
- un mode 2 joueurs
- et, selon les bases, un mode de combat “libre” où l’on choisit l’adversaire.
Scène compétitive & héritage
En FGC, Hokuto no Ken 6 n’a pas vocation à être un “jeu de scène” durable : exclusivité japonaise Super Famicom, distribution et disponibilité matérielle limitées, et surtout concurrence frontale, à la même période, de standards beaucoup plus stabilisés.
Son intérêt historique est ailleurs : il documente une phase où les adaptations Hokuto no Ken expérimentent les genres, et où la licence essaie d’entrer dans la grammaire du versus fighting de l’ère 16-bit.
Anecdotes
- Boss secret : en terminant la série de combats sans continuer, on peut affronter un boss caché décrit comme un “successeur du Hokuto Ryuken”, un personnage original du jeu réalisé via palette swap de Kenshiro (version plus sombre).
- Réception presse : la page Wikipédia française mentionne une note de 42/100 dans Super Play (février 1993), indicateur utile de la perception import/console à l’époque.
- Suite directe : l’article renvoie explicitement à un épisode suivant, Hokuto no Ken 7: Seiken Retsuden – Denshōsha e no Michi, sorti l’année suivante.
Conclusion
Hokuto no Ken 6 est un jalon très daté : un fighting game 2D Super Famicom qui cherche à traduire la brutalité et les archétypes de Ken le Survivant dans la logique du duel, au moment même où le genre est en pleine consolidation. Pour suivre la trajectoire “jeu de combat” de la licence sur Super Famicom, la lecture se prolonge naturellement vers Hokuto no Ken 7.
