Battle Blaze (1992)
Fiche d’identité
Développeur : Aicom ; Electronics Application (Eleca)
Éditeur : Sammy Studios
Année de sortie : 1er mai 1992 (Japon, Super Famicom) ; 1993 en Amérique du Nord (souvent référencé en décembre)
Plateformes : Super Nintendo / Super Famicom
Genre : Jeu de combat 2D (armes)
À noter : certaines bases mentionnent une version arcade (parfois associée à “American Sammy”), mais l’existence et la diffusion d’un build arcade sont discutées selon les sources disponibles.

Présentation générale
Battle Blaze est un jeu de combat 2D à armes en univers fantasy médiéval, publié par Sammy Studios sur Super Nintendo / Super Famicom. Le jeu met en scène des duels où chaque combattant s’appuie sur une arme (épée, massue, dagues, griffes…), dans une esthétique qui évoque autant le “barbarian fantasy” que l’arcade du début des années 1990.
Dans l’histoire du versus fighting, Battle Blaze appartient à la vague des fighters console qui cherchent à transposer la grammaire de la salle (lecture, punition, enchaînements) sur 16-bit, avec une promesse claire : des archétypes lisibles et un mode versus immédiat, plus un mode solo scénarisé.
Contexte & développement
Le développement est attribué à Aicom et Electronics Application (Eleca), tandis que l’édition revient à Sammy Studios.
Le calendrier de sortie le situe au Japon au printemps 1992, puis en Amérique du Nord en 1993 (certaines références évoquent un glissement vers début 1994 selon les publications/retours presse).
Gameplay
Le cœur de Battle Blaze est un 1v1 orienté “armes” : les personnages se distinguent moins par des projectiles systématiques que par la portée, la vitesse et la nature de leur armement, ce qui structure le neutral (phase de placement/observation) et la manière d’ouvrir la garde.
Le jeu propose deux cadres principaux :
- Un mode “quête / hero” centré sur un protagoniste unique, avec progression et affrontements imposés.
- Un mode “battle / colosseum” pensé pour le versus, avec sélection de combattant.
En langage FGC, l’expérience se lit comme un fighter “à plans de jeu” très tranchés : l’objectif est d’imposer sa distance, de convertir une ouverture (hit confirm : valider un coup touché en enchaînement) et de maintenir la pression sans se surexposer.
Roster
Les sources francophones décrivent 6 combattants jouables, avec une particularité : Lang, frère jumeau du héros, serait jouable uniquement dans le mode “Battle”.
- Kerrell (héros, armé d’un glaive)
- Gustoff (orque, massue)
- Shnouzer (loup-garou, griffes)
- Tesya (dagues)
- Adrick (claymore)
- Lang (mode Battle uniquement)
Modes de jeu
- Quête / Hero : progression solo focalisée sur Kerrell.
- Battle / Colosseum : affrontements versus, avec sélection de personnage.

Scène compétitive & héritage
Battle Blaze n’a pas laissé une trace “circuit” comparable aux standards arcade de son époque : son ancrage principal reste la console, et sa postérité passe davantage par la curiosité rétro et la documentation ponctuelle que par une scène durable.
Il demeure néanmoins un jalon intéressant pour qui s’intéresse aux fighters “armes” sur 16-bit : un casting réduit, des silhouettes très marquées, et une proposition qui assume ses codes de fantasy brutale sans chercher à lisser ses aspérités.
Anecdotes
- La version française de référence signale que l’illustration de la boîte japonaise est attribuée à Yasushi Torisawa.
- La même source relève que l’illustration/titre nord-américaine évoque visuellement l’imagerie de Conan le Barbare, clin d’œil culturel cohérent avec l’ADN “barbarian fantasy” du jeu.
- Certaines chronologies indiquent une sortie US initialement attendue fin 1993, avec un décalage parfois cité vers 1994 selon les relais presse et bases secondaires.
Conclusion
Battle Blaze documente un moment précis : celui où la Super Nintendo accueille des jeux de combat cherchant à condenser, avec peu de personnages mais des archétypes forts, une lecture “arcade” du duel 2D. Pour prolonger la cartographie VersusWiki des fighters à armes, il s’inscrit naturellement aux côtés des titres plus établis du sous-genre, tout en gardant une identité de curiosité 16-bit.
