Superior Soldiers (1993)
Fiche d’identité
Développeur : Irem
Éditeur : Irem
Année de sortie : décembre 1993 (arcade)
Plateformes : Arcade (Irem M-92G)
Genre : jeu de combat 2D (versus)

Présentation générale
Superior Soldiers est un jeu de combat 2D arcade développé et publié par Irem, sorti en décembre 1993. Au Japon, il est connu sous le nom Perfect Soldiers (パーフェクトソルジャーズ).
Le titre naît en plein “boom” des fighting games du début des années 1990, dans le sillage de Street Fighter II. Il se démarque surtout par son identité Irem : un univers science-fiction/post-apo, des personnages très typés, et une filiation thématique assumée avec la mythologie maison.
Contexte & développement
Pour Irem, Superior Soldiers s’inscrit comme une incursion relativement atypique dans le versus fighting, studio davantage associé à d’autres genres (notamment l’arcade “action” et le shoot). Sega-16 replace explicitement le jeu dans un contexte de bascule des goûts du public après l’explosion Street Fighter II, qui pousse de nombreux éditeurs à tenter leur propre “lecture” du genre.
Sur le plan industriel, Wikipédia note que plusieurs designers graphiques ayant travaillé sur ce jeu (et d’autres titres Irem) partiront ensuite chez Nazca, contribuant plus tard à l’identité visuelle de Metal Slug.
Techniquement, le jeu tourne sur Irem M-92G (famille M92), un détail utile pour situer sa “génération” arcade et ses contraintes de production.
Gameplay
Superior Soldiers adopte une grammaire très lisible pour l’époque : du 1 contre 1, de la gestion de distance, et un objectif clair de conversion (transformer un hit en avantage concret). Sega-16 résume l’intention comme des “contrôles de base” inspirés des standards Capcom, avec l’ajout d’attaques de dash en double-tap évoquant certaines séries SNK.
Côté interface, Hardcore Gaming 101 décrit un layout 6 boutons “3 punches / 3 kicks” dans l’esprit de Street Fighter II (information utile pour comprendre la sensation de jeu et la densité des coups normaux).
Dans un vocabulaire FGC, le jeu récompense un neutral (phase d’observation/placement) assez “classique” : gagner l’espace, provoquer une erreur, puis imposer une séquence offensive. Il reste toutefois marqué par des choix de design typiques des fighters de cette période (rythme parfois heurté, match-ups très tranchés), ce qui fait aussi partie de sa lecture historique.

Roster
Le roster compte 8 combattants. Les sources distinguent souvent les noms japonais et les localisations occidentales :
- Star Savior (Starsaber / parfois orthographié “Star Sabor” sur un flyer NA)
- Arabian Moon
- Meltdown
- Broadway (Cattydox en localisation)
- Bushidoh (Busido en localisation)
- Dinosaur (Reptilian en localisation)
- Evil Talon (Satinsect en localisation)
- Seleous (Skull Reaper en Amérique du Nord)
Ce casting, mélangeant archétypes “humains” et silhouettes plus monstrueuses, donne au jeu une identité immédiatement reconnaissable — parfois déroutante, mais typique des productions arcade qui cherchaient à “cocher” des styles de jeu très distincts.
Modes de jeu
Le jeu propose les fondamentaux arcade :
- Solo (enchaînement de combats)
- Versus (jusqu’à 2 joueurs simultanément)
Scène compétitive & héritage
Superior Soldiers n’a pas constitué un standard de tournoi durable au même titre que les piliers de l’époque, mais il a survécu comme curiosité FGC : un témoin de la vague “post-SFII” vu à travers le prisme Irem.
Point important pour son accessibilité moderne : la base Arcade-History référence une réédition via la compilation Irem Arcade Hits (PC/Mac, distribution en ligne, début des années 2010 selon les entrées).
Anecdotes
- Titre japonais : au Japon, le jeu s’appelle Perfect Soldiers (パーフェクトソルジャーズ).
- Différences régionales : Wikipédia note des variations entre versions, dont des éléments d’habillage (annonceur, écrans “VS”) en japonais, tandis que la version nord-américaine ajoute notamment l’écran “Winners Don’t Use Drugs” et des ajustements visuels.
- Clin d’œil “maison” à R-Type : à la fin, une entité se présente comme Bydo, renvoyant explicitement à l’antagoniste de la série R-Type (un raccordement de lore typique Irem).
- Trace Nazca : le parcours de certains artistes mentionné par Wikipédia (Irem → Nazca) éclaire a posteriori des sensibilités graphiques qu’on associera ensuite à Metal Slug.
Conclusion
Superior Soldiers documente une facette moins connue des années 1990 : celle des studios “hors Big Two” (Capcom/SNK) qui s’approprient le versus fighting avec leurs codes propres. Chez Irem, cela donne un jeu d’arcade à l’univers SF marqué, à la filiation R-Type assumée, et à la postérité discrète mais réelle — notamment grâce à la circulation via compilations et à la curiosité des communautés rétro/FGC.
