Guilty Gear (1998)
Développeur : Arc System Works
Éditeur : Arc System Works
Plateformes : Arcade (System 573), PlayStation
Genre : Jeu de combat 2D

Présentation générale
Guilty Gear est un jeu de combat en 2D développé par Arc System Works, sorti en 1998 en arcade puis sur PlayStation.
Il s’agit du premier épisode de la franchise Guilty Gear, une série qui deviendra par la suite l’une des références majeures du versus fighting moderne, en particulier dans le domaine des anime fighters.
À sa sortie, Guilty Gear se distingue immédiatement par :
- une direction artistique radicale, inspirée du heavy metal et du manga,
- un gameplay rapide et agressif,
- des mécaniques encore expérimentales mais audacieuses,
- un univers original mêlant science-fiction, fantasy et esthétique rock.
Bien que relativement confidentiel à l’époque, ce premier opus pose les fondations de systèmes qui seront affinés et approfondis dans les épisodes ultérieurs.
1. Informations générales
- Titre : Guilty Gear
- Année de sortie : 1998
- Développeur : Arc System Works
- Directeur / Character designer : Daisuke Ishiwatari
- Compositeur : Daisuke Ishiwatari
- Plateformes :
- Arcade (Konami System 573)
- PlayStation
- Nombre de joueurs : 1–2
2. Contexte et développement
Guilty Gear est le fruit de la vision de Daisuke Ishiwatari, alors jeune développeur chez Arc System Works.
Il assume à lui seul plusieurs rôles clés :
- direction artistique,
- design des personnages,
- composition musicale,
- conception globale de l’univers.
L’objectif est clair : rompre avec les conventions de Street Fighter et proposer un jeu plus nerveux, plus explosif, avec une identité visuelle et sonore forte.
Le jeu est développé sur le System 573 de Konami, un matériel initialement conçu pour les jeux musicaux, ce qui explique certaines contraintes techniques (sprites limités, animations moins fluides que les opus suivants).
3. Univers et scénario
L’histoire se déroule dans un futur alternatif où l’humanité a renoncé à la technologie pour se tourner vers la magie.
Des créatures appelées Gears, armes biologiques créées par l’homme, se sont retournées contre leurs créateurs.
Le protagoniste principal, Sol Badguy, est un chasseur de Gears solitaire, animé par une haine personnelle envers Justice, une Gear surpuissante responsable de la destruction massive du monde.
Le ton est volontairement sombre, cynique et imprégné de références musicales et culturelles occidentales.

4. Gameplay
Orientation générale
Guilty Gear (1998) propose un gameplay très offensif, favorisant :
- la pression constante,
- les combos rapides,
- les déplacements aériens agressifs.
Le jeu est notoirement déséquilibré, mais extrêmement expressif.
Mécaniques notables
- Air Dash (pour certains personnages)
- Double saut
- Guard Crush
- Instant Kill (déjà présent, mais très difficile à placer)
- Tension Gauge (barre de super primitive)
- Combos très permissifs, parfois proches de l’infini
Les mécaniques défensives sont limitées, rendant le jeu très punitif.
5. Roster
Le jeu propose un roster restreint mais déjà très typé :
Personnages jouables
- Sol Badguy – Rushdown brutal
- Ky Kiske – Zoning équilibré
- May – Pression et mobilité
- Millia Rage – Mix-ups rapides
- Chipp Zanuff – Vitesse extrême, faible défense
- Potemkin – Grappler lourd
- Zato-1 – Contrôle de l’ombre (Eddie)
- Axl Low – Portée longue, contrôle de l’espace
- Baiken – Défensive et contres (selon version)
Boss
- Justice – Boss final, extrêmement dominant
- Testament – Boss caché (selon conditions)
6. Modes de jeu
- Arcade Mode
- Versus Mode
- Training (très basique)
Le contenu est limité, l’accent étant mis sur le duel pur.
7. Réception
À sa sortie, Guilty Gear reçoit un accueil mitigé :
- salué pour son audace artistique,
- critiqué pour son équilibrage chaotique et sa difficulté.
Le jeu reste néanmoins un succès d’estime, particulièrement au Japon, où il attire une communauté de joueurs attirés par sa complexité et son style unique.

8. Héritage
Bien que largement dépassé par ses suites, Guilty Gear (1998) est aujourd’hui reconnu comme :
- la naissance d’une franchise majeure,
- le point de départ de l’“anime fighter moderne”,
- le laboratoire des mécaniques qui seront perfectionnées dans Guilty Gear X (2000) puis XX.
Il marque également la naissance du style Ishiwatari, mêlant rock, metal, lore dense et gameplay exigeant.
9. Anecdotes
- Daisuke Ishiwatari a composé l’intégralité de la bande-son lui-même.
- Le jeu contient déjà des références musicales directes (noms, poses, thèmes).
- La version PlayStation est plus connue que la version arcade.
- Justice est considérée comme l’un des boss les plus injustes de l’histoire du jeu de combat.
- Plusieurs mécaniques “cassées” du jeu seront volontairement corrigées dans Guilty Gear X.
